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Gabon/ Nationale 1: Un véritable “chemin de croix” pour les automobilistes et les voyageurs

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Alors que le 17 août 2020 dernier, le Gabon a célébré son 60ème anniversaire d’accession à l’indépendance, de nombreux problèmes semblent s’éterniser. A l’instar, de la dégradation de la Nationale 1, principal axe routier, qui relie la capitale, Libreville au reste du pays et fait toujours l’objet des critiques.

En effet, le principal tronçon permettant le ravitaillement en denrées alimentaires de la capitale vers l’intérieur du pays et inversement, est le théâtre de bourbiers, crevasses, poussière et gravas au quotidien. Ce, malgré des multiples travaux en cours. D’après « L’Aube« , emprunter cet axe routier c’est risquer de mettre en péril son état de santé. En plus de cela, les multiples contrôles des forces de police et de la gendarmerie rendent la durée des trajets des voyageurs extrêmement longues.

Pourtant, la réhabilitation de ce tronçon constitue l’une des priorités du gouvernement et du ministre chargé des transports Léon Armel BOUNDA BALONDZI. Les autorités, sont surtout pointées du doigt par plusieurs automobilistes car, comment comprendre que seuls 2 agents de gendarmerie contrôlent des centaines de véhicules par jours au poste de Ntoum?

Aussi, la lenteur d’obtention des tests négatifs à la covid-19, pour ceux qui souhaitent se déplacer est à l’origine de la présence sur les routes de plusieurs personnes en situation d’irrégularités. Ce qui se traduit par des embouteillages cauchardesques au niveau des postes de Ntoum, Kango, et Ndjolé pour ne citer que ceux-là.

«La route menant à Kango n’est pas digne d’un pays qui fête 60 ans d’indépendance» s’est indigné un voyageur excédé par une voie où les véhicules sont obligés d’éffectuer des zigzags.

L’agacement des populations quant à l’idée de circuler sur un tronçon répondant à des normes internationales, laisse de plus en plus la place à un désarroi profond. Pourtant, le réaménagement de cette voie reste l’une des priorités du chef de l’Etat Ali BONGO ONDIMBA, depuis son accession à la magistrature suprême en 2009. Lequel, s’est investi à de nombreuses reprises sur la question, néanmoins, entre corruption et mauvaise gestion des ressources, la résolution de cette problématique ne cesse de prendre du retard. Et ce au grand dam des populations pour qui emprunter cet axe demeure un véritable chemin de croix.

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