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50 000 Libanais demandent à la France de gouverner le pays pendant 10 ans

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L’explosion spectaculaire survenue dans un port de Beyrouth, au Liban, a jeté le voile sur la situation elle même explosive du petit pays, qui est en proie à une crise sans précédent aux dimensions multiples. Si bien qu’un groupe de Libanais a signé une pétition demandant à l’État français d’assurer la gouvernance de leur pays pour une période de 10 ans.

Jamais au siècle présent n’aurait-on imaginé qu’un peuple puisse témoigner d’un désespoir aussi alarmant. La requête des 50 000 Libanais vient à contre-courant des velléités nationalistes-indépendantistes sous-jacentes à la lutte globale pour l’autodétermination des peuples. Pourtant, il faut croire que plus de trois décennies de malgouvernance ont fini de convaincre une partie des citoyens Libanais qu’un retour sous tutelle française pourrait être la solution à leur mal-être.

Le pays, encore sous le choc après la destruction d’une grande partie de Beyrouth par une explosion accidentelle, vient de voir la crise multiforme qu’il traverse depuis un moment, exacerbée et révélée au monde. Pour preuve, la visite de solidarité du président français, Emmanuel MACRON, jeudi 06 août 2020, a curieusement suscité une lueur d’espoir dans la détresse d’une frange de la population, qui a décidé de lancer une pétition aux accents de cri de cœur.

«Placez le Liban sous mandat français pour les dix prochaines années (…) Nous pensons que le Liban devrait revenir sous mandat français dans le but de rétablir une gouvernance saine et durable (…) Les autorités libanaises ont clairement montré une incapacité totale à sécuriser et gérer le pays. Avec un système défaillant, la corruption, le terrorisme et les milices, le pays vient de tirer son dernier souffle», déclarent les pétitionnaires.

Comment les autorités françaises vont-elles accueillir cette requête d’un genre nouveau ? Pour l’instant, l’ancienne puissance tutélaire, qui disposait d’un mandat sur le Liban de 1920 à 1943, n’a pas encore réagi officiellement.

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