Société/Environnement
Gabon /Solidarité nationale face au Covid-19: Quid des compatriotes Samuel L Jackson et Ludacris?
Face à la pandémie qui sévit dans le monde et notamment au Gabon où l’on enregistre désormais 156 cas positifs, un élan de solidarité nationale a été mis en place, invitant chaque compatriote à y prendre part. Mais, si de nombreuses entreprises installées sur le sol gabonais et des personnalités gabonaises ont apporté leur contribution, celles des nouveaux concitoyens Samuel L JACKSON et Ludacris, se font toujours attendre.
En effet, après l’annonce du président de la République, de la création d’un fonds de solidarité et d’une banque alimentaire, dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19 au Gabon, les contributions n’ont pas tardé à se faire enregistrer. En tête de celles-ci, Ali BONGO ONDIMBA a investi 2,1 milliards de Fcfa, dans la mise en place d’un fonds personnels d’aide à la santé des Gabonais économiquement faibles.
À côté de lui, d’autres personnalités gabonaises se sont distinguées par leur coopération. L’on note par exemple l’engagement du footballeur international, Bruno ECUELE MANGA, qui a choisi de soutenir 140 familles démunies, en leur offrant des denrées alimentaires. Dans le même sens, Pierre Emerick AUBAMEYANG, a offert une enveloppe de 80 millions de francs CFA, pour soutenir l’action du gouvernement contre l’épidémie.
Quid des nouveaux acquéreurs du passeport gabonais, nos stars hollywoodiennes, Samuel Leroy JACKSON (71 ans), et Ludacris, de son vrai nom Christopher Brian BRIDGES (42 ans)? Les deux figures emblématiques du cinéma américain reconnus, en fanfare, gabonais respectivement les 23 juillet et 2 janvier derniers semblent être aux abonnés absents. Et pour cause, jusqu’à ce jour, aucune déclaration ni contribution officielle n’a été rendue publique. D’autant que Samuel JACKSON serait selon le magazine « People with money » un des acteurs les mieux payés de l’année 2020 et dont la fortune est estimée à près de 185 millions d’euros. Son compatriote Ludacris quant à lui, nonobstant sa casquette de comédien, est l’un des piliers du rap américain, donc loin d’être « pauvre comme Job« .
Toutefois, l’épidémie n’ayant pas dit son dernier mot, avec 36 nouveaux cas positifs, leur contribution serait une bouée de sauvetage pour les gabonais, qui sont toujours dans l’attente de l’aide promise par le gouvernement, qui peine à s’acquitter de ses obligations vis-à-vis du peuple. La preuve en est que plus d’une semaine après l’annonce du confinement total, et malgré les promesses d’Ali BONGO, l’État peine à satisfaire les populations, au milieu desquelles s’élèvent déjà des tensions.
