Politique
Gabon: Julien NKOGHE BEKALE et ses ministres déclareront leurs biens devant la CNLCEI
C’est par une courte déclaration rendue publique sur Facebook et Twitter, ce lundi 11 novembre 2019, que le Premier ministre Julien NKOGHE BEKALE a annoncé son prochain passage devant la commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), ainsi que chacun des membres de son Gouvernement, pour procéder à la déclaration de leurs biens.
En effet, dans le but de réduire de manière significative la corruption au Gabon, la CNLCEI a officiellement initié ce jour une campagne de sensibilisation de lutte contre la Corruption et l’enrichissement illicite. Placée sous le thème de «La corruption est un cancer, l’argent gagné malhonnêtement, un enrichissement illicite», la campagne, se déploiera d’abord dans les provinces de l’Estuaire, du Moyen-Ogooué et du Woleu-Ntem.
A l’Estuaire, le premier ministre a d’ores et déjà confirmé sa participation. «Dans la pensée collective, nous les hommes politiques, sommes tous des corrompus. Ainsi, j’annonce que dès la semaine prochaine, moi même, à la tête de mon gouvernement, nous irons faire la déclaration des biens auprès de la commission nationale de lutter contre l’enrichissement illicite», a-t-il publié.
Le rendez-vous est donc pris pour l’ensemble des membres du gouvernement. L’occasion pour Me Francis NKEA NDZIGUE d’évaluer les retombées de ses mises en gardes aux personnels des ministères, à l’occasion de sa prise de charges au ministère de la Promotion de la bonne gouvernance, de la Lutte contre la corruption, le 20 juin dernier. Les mettant en garde, « je prendrai moi-même les dossiers avec les preuves à l’appui et je viendrai les lire à la télévision ».
Pour rappel, cette initiative bien que louable rentre également dans le cadre de la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lettre contre la corruption. Elle s’applique déjà dans plusieurs pays africains, à l’instar de la Tunisie et la RDC. Mais, le Gabon, classé 124e mondial en 2018 dans l’Indice de perception de corruption de l’”ONG Transparency International” en est à sa 1ere édition, dont l’on espère qu’elle portera des fruits.
