Economie

Vacance de pouvoir: «l’opposition est incohérente!» dixit Raymond NDONG SIMA

Publié

sur

Alors que le débat sur la vacance de pouvoir gronde et gronde depuis l’Accident cardio vasculaire (AVC) d’Ali Bongo ONDIMBA, survenu le 24 octobre 2018 en Arabie Saoudite, jusqu’à nos jours, Raymond Ndong Sima a choisi de se prononcer sur la question ce 12 octobre 2019. C’est sur les antennes de TV5MONDE, dans le cadre de l’émission « Et si vous me disiez toute la vérité » face à la journaliste émérite Denise EPOTE, que l’ancien premier ministre gabonais à qualifier l’actuel l’opposition aussi bien sa démarche, qui consiste à bouter Ali Bongo hors du palais de bord de mer par la voie de la vacance de pouvoir, d’incoherente.

L’homme, jadis au naturel discret, s’est fait connaître du grand public lors de sa nomination par Ali BONGO, en tant que Premier Ministre en 2011. Aujourd’hui, il a pris ses distances avec ce dernier et a claqué la porte du Parti Démocratique Gabonais (PDG), parti au pouvoir, en 2014. Il ira même jusqu’à se porter candidat aux élections présidentielles de 2016. Les résultats contestés de ces élections, qui ont vu Ali BONGO être reconduit, ont plongé le pays dans ’une période de crise post-électorale apaisée par la suite par un dialogue national. Mais pour Raymond NDONG SIMA, il faut se rappeler au « Gabon, l’alternance manquée de 2016 », titre de son dernier livre, paru aux éditions Pierre Guillaume De Roux.

Interviewé sur TV5Monde Afrique, l’ancien Premier Ministre a profité de l’occasion pour tacler l’opposition, dont il est désormais plus ou moins sociétaire. En effet, il a qualifié « d’incohérente » l’action des acteurs politiques de l’opposition, qui ont fait de la vacance du pouvoir leur cheval de bataille. Pour rappel, depuis l’accident vasculaire cérébral (AVC) d’Ali BONGO en octobre 2018, des cadres de l’opposition multiplient les manœuvres pour arriver à faire constater la vacance du pouvoir par la Cour Constitutionnelle.

Pour NDONG SIMA, cette « incohérence dans la position de l’opposition » tient au fait qu’elle légitime le régime en place, pourtant contesté par cette même opposition. «L’on ne peut parler de vacance que d’un pouvoir que l’on a reconnu. Dans notre cas l’opposition n’a jamais reconnu le pouvoir d’Ali BONGO », a-t-il déclaré au micro de la chaîne francophone. Une incohérence qui se prolonge avec les les dernières élections couplées de 2018. Toutefois, il a reconnu qu’«il y avait un doute assez sérieux sur la capacité d’Ali BONGO à assumer la gestion de l’État ».

Situé donc à équidistance entre l’opposition et le régime au pouvoir, l’écrivain opte pour la prudence et la modération sur la question. Pour lui, le véritable problème est «un problème de système». Pour preuve, depuis les ennuis de santé d’Ali BONGO, le régime tient bon, (grâce notamment au bons offices du DCPR Brice LACCRUCHE ALIHANGA, ndlr). C’est donc qu’aujourd’hui, Ali BONGO n’est que la face émergée de l’iceberg, et à cet égard, il rejoint une partie de l’opinion qui soutient que ce dernier n’est plus qu’une façade d’un système bien huilé.

Laisser une Réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Quitter la version mobile