Éducation
Libreville/ Lycée privé Ba OUMAR: surpris par un contrôle de police, plusieurs élèves interpellés
Les premières heures de cette journée du 13 février 2024, laissaient présager que ne serait pas comme les autres. Et pour cause, dès 6 heures du matin, sur le parking jouxtant le lycée privé Ba OUMAR sis au quartier Bas de Gué-Gué, des véhicules neufs de l’unité spécial d’intervention de la Police de Libreville annonçaient la couleur d’une matinée spéciale.
Postés à l’entrée de l’établissement, des agents en tenue procèdent à la fouille minutieuse des sacs de tous les élèves qui accèdent à l’établissement. En file indienne, les apprenants présentent leurs affaires et regagnent leurs salles de classes si le contenu de leurs effets est jugé convenable pour l’activité scolaire.
D’autres par contre, sont interpellés , dévêtus de leurs chemises scolaires et regagnent le véhicule de police. Car, explique un agent de l’USI, «nous avons procédé à la fouille des élèves ce matin et interpellé des élèves qui avaient dans leurs sacs des couteaux et des paires de ciseaux à une manche». Précisant que ces objets n’étaient absolument pas compatibles avec les activités effectuées à l’école.
Si le sort des apprenants n’est pas encore connu, l’opération saluée par les passants curieux, gagnerait à être répandue au sein de l’ensemble des établissements du pays, où les faits d’extrême violence sont régulièrement dénoncés. Et pour lesquels l’instauration d’une police scolaire avait été sollicitée. Et si les établissements du Gabon disposaient d’éléments de forces de l’ordre aux abords, comme c’est le cas pour le Complexe scolaire Les Bérets verts de Nzeng-ayong, la violence à l’école serait peut-être revue à la baisse.
