Santé
“Pas de sous, pas de repas”, la dure réalité des patients des hôpitaux publics du Gabon
Plusieurs structures hospitalières publiques ont décidé de ne plus offrir de repas à leurs patients. Toute décision consécutive aux nombreuses ardoises non soldées par l’État. Parmi ces établissements sanitaires, le plus grand du Gabon, le Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), qui a dû fermer les portes de son restaurant. Au grand dam des patients internés qui se voient conséquemment obligés de faire des pieds et des mains pour se nourrir.
En effet, apprend-on, le gouvernement serait fautif de lourds impayés auprès de prestataires. Dixit un responsable du CHUL cité par le quotidien “L’Union” dans sa livraison de samedi 10 décembre dernier. «Les prestataires ne sont pas payés depuis plusieurs mois. Ils ont donc arrêté de travailler. Les hôpitaux n’ont plus le moyen de respecter leurs engagements faute de subvention et de crédits de l’État».
Au Centre hospitalier universitaire d’Owendo où l’irrégularité du versement de la subvention de l’État et autres crédits publics se pose avec la même acuité, l’on relève en sus des tensions de trésorerie qui témoigneraient des priorités budgétaires des autorités gabonaises pour l’alimentation et les soins des patients internés. Avec tout ce que cela implique, sur le plan sécuritaire notamment.
Par ces temps de crise financière, les établissements hospitaliers éprouvent de grands soucis de trésorerie qui perturbent fortement leur fonctionnement quotidien. L’Etat est aux abonnés absents en terme d’accompagnement financier. D’où d’ailleurs, la récurrence de mouvements d’humeur des personnels desdits établissements hospitaliers.
MEZ
