Faits Divers
Libreville: un fœtus découvert à l’UOB
Scène d’horreur vécue dans la matinée du 23 août 2022 à l’Université Omar BONGO de Libreville (UOB). Un fœtus encore frais a été découvert dans ce temple du savoir, laissant la plupart des gens dans une certaine perplexité, tant les interrogations gravitent autour du ou de la responsable de cet acte et ses réelles motivations.
Ce fait insolite fait beaucoup plus penser à un avortement clandestin qu’autre chose. En effet, en République gabonaise, comme dans d’autres pays du monde, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) demeure un acte répréhensible au regard de la loi.
«Quiconque, par aliments, breuvages, médicaments, manœuvres, violences ou par tout autre moyen a procuré ou tenté de procurer l’avortement d’une femme enceinte ou supposée enceinte, qu’elle y ait consenti ou non, est puni d’un emprisonnement de 5 ans au plus et d’une amende de 2.000.000 de francs au plus », dispose le code pénal gabonais, en son article 376, comme le rappellent nos confrères de tvplus Afrique.
L’article 377 du même code poursuit en soutenant qu’ « est punie d’un emprisonnement de 2 ans au plus et d’une amende d’un million de francs au plus, ou de l’une de ces deux peines seulement, la femme qui s’est procurée l’avortement à elle – même, qui a tenté de se le procurer ou qui a consenti à faire usage de moyens à elle indiqués ou administrés à cet effet ».
En revanche, l’Interruption thérapeutique de grossesse (ITG), qui se fait dans l’optique de garantir la santé physique ou psychique d’une femme, n’est en aucun cas condamnable. Par exemple, une grossesse contractée à l’issue d’un viol. Cette découverte macabre entache un peu plus l’image de l’Université Omar BONGO qui traîne déjà un certain nombre de casseroles.
