Sport
Affaire PAM: Franck NGUEMA répond à la CAF
Dans un courrier daté du mercredi 04 mai 2022, le ministre des Sports, Franck NGUEMA a répondu à la Confédération africaine de football (CAF), qui l’avait interpellé par la main de son secrétaire général Véron MOSSENGI-OMBA. Afin d’obtenir « dans les délais » des explications sur les raisons de la mise en détention préventive du président controversé de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), Pierre Alain MOUNGUENGUI.
La correspondance de la CAF laissait clairement entendre qu’elle prenait fait et cause pour ce dernier. Faisant fi du scandale du Capellogate qu’elle semble minimiser, la Confédération s’est bornée à dire que son incarcération serait consécutive à sa réélection à la tête de l’instance dirigeante du Football gabonais. Toute attitude qu’a recadré Franck NGUEMA.
Lequel, dans sa réponse, rappelle d’entrée que l’interpellation, puis la détention du président controversé de la Fégafoot ont été faits conformément à la loi. « l’enquête sur la pédocriminalité dans le football gabonais a été ouverte le 17 décembre 2021, nous étions loin de l’élection de la Fégafoot qui s’est tenue le 16 avril 2022. À cet effet, M. Mounguengui a été entendu pour la première fois par l’état-major des polices d’investigations judiciaires le 21 décembre 2021 à 14 heures » l’Union du 04 mai 2022, ndlr).
Franck NGUEMA poursuit, «M. MOUNGUENGUI, qui bénéficie de la présomption d’innocence, fait l’objet d’une procédure judiciaire au motif qu’il aurait gardé le silence face aux abus sexuels qu’auraient vécus pendant des années des centaines de footballeurs mineurs de la part de leurs encadreurs». (…) «Pour les services judiciaires, tous ces motifs constituent une complicité de M. Mounguengui au regard de l’article 48 du Code de procédure pénale en République gabonaise qui stipule que est complice d’un crime ou d’un délit la personne qui, sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation« .
Le ministre des Sports a conclu en rappelant que le silence «coupable» (ou complice, c’est selon), tombe sous le coup de l’article 170 du code pénal qui dispose que «quiconque ayant connaissance d’un crime déjà tenté ou consommé, n’a pas, alors qu’il était encore possible d’en prévenir ou limiter les effets, averti aussitôt les autorités administratives ou judiciaires, est puni d’un emprisonnement de trois ans au plus et d’une amende d’un million de francs)».
À partir de ces clarifications du ministre gabonais des Sports, voyons voir comment va réagir la CAF. Force est de constater le déni flagrant de l’instance dirigeante du football continental depuis le début du Capellogate.
MEZ
