Société/Environnement

Axe Ovan-Makokou: un bourbier vieux de 7 ans aujourd’hui

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Inscrit dans les projets prioritaires pour la période 2020-2023 par le gouvernement de la République, l’axe Ovan-Makokou, long de 94 km, dans la province de l’Ogooué – Ivindo, fait partie des pires tronçons routiers du pays. La situation est encore plus chaotique en saison des pluies. Le trafic y est carrément interrompu, obligeant les voyageurs à descendre de voiture, faire une partie du trajet à pied et dans la boue, avant d’emprunter un autre véhicule. Une situation qui dure depuis sept ans déjà, malgré les annonces faites par les pouvoirs publics.

Un proverbe africain soutient que «la route du développement passe par le développement de la route». Malheureusement, cette théorie semble avoir de la peine à être assimilée, quand on pense aux routes de l’Ogooué – Ivindo, difficilement praticables en saison des pluies, notamment le véritable enfer que constitue, aujourd’hui, l’axe routier Ovan – Makokou. En effet, un bourbier, formé entre les villages Afoumadzo et Bisso, près d’Ovan, chef-lieu du département de la Mvoung, constitue un casse-tête que les usagers de la route tentent de résoudre, tant bien que mal.

Selon des propos recueillis par nos confrères de l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), le chef de l’agence Ivindo Transport, Samuel MAFOUKA, a déclaré que «le transport a de sérieux problèmes. Maintenant, je suis en train de faire une transaction qui n’a jamais existé. Depuis Makokou, je mets les gens dans les voitures et on les dépose à Afoumadzo. Leurs bagages sont transportés de l’autre côté du bourbier. Il en est de même de ceux qui reviennent de Libreville et cela dure depuis plus d’une semaine».

En septembre 2021, le ministre des Travaux Publics, Léon Armel BOUNDA BALONZI, tout en annonçant sa reprise, avait indiqué que le chantier de cet axe routier, abandonné il y a sept ans, faisait désormais partie des priorités du Plan d’Accélération de la Transformation (PAT). Huit mois plus tard, aucune avancée sur le terrain.

L’attente se poursuit donc, pour les ogivins, avec un certain scepticisme. L’on se souvient que pour ses cent (100) premiers jours à l’immeuble du 02 Décembre, le défunt Premier ministre Emmanuel ISSOZE NGONDET avait réservé une place de choix dans son champ d’action. «Nous voulons que l’autorité fasse quelque chose car cela devient pénible maintenant», a conclu Samuel MAFOUKA. Puisse son souhait se réaliser dans les meilleurs délais.

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