Éducation
Gabon: le CNOU en guerre contre le bizutage dans les universités
Le rectorat de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) et le Centre national des œuvres universitaires (CNOU) ont décidé d’aller en guerre contre le Bizutage qui sévit dans l’enceinte dudit campus universitaire. Ensemble, ils ont ainsi lancé une campagne de sensibilisation contre le bizutage et les actes de violence le vendredi 18 mars 2022. Au départ de l’USTM, cette initiative devrait s’étendre jusqu’à l’Université Omar Bongo (UOB) et les grandes écoles universitaires de l’ensemble du pays où ce phénomène fait également des ravages.
Le but de cette campagne de sensibilisation, est d’informer, sinon de rappeler aux étudiants adeptes de ces pratiques, les conséquences qui entourent ce phénomène et les peines auxquelles s’exposent les coupables. De fait, le bizutage a été interdit en 2020 par l’arrêté N°00000002/MERSTT/SG/GGES. Cette décision faisait suite à la multiplicité de plaintes d’étudiants victimes de Bizutage.
L’article 4 dudit arrêté stipule clairement : «tout acte de bizutage expose son auteur à l’exclusion définitive de son établissement ainsi qu’à l’impossibilité de toute inscription ultérieure dans les établissements d’enseignement supérieur en République Gabonaise».
Le bizutage entrave fortement le vivre ensemble dans les franchises universitaires. Il entache la réputation des universités et grandes écoles et constitue l’une des principales causes d’abandons de la part des étudiants. Entre autres mécanismes mis en place par le rectorat de L’USTM et le CNOU pour juguler le bizutage : la création d’une cellule d’écoute et de veille installée dans les locaux du centre médical de l’USTM et composée d’une infirmière, une assistante sociale et d’un psychologue.
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