Economie
Gabon /Démissions en cascade à la CPG: la gestion d’Alain BA OUMAR décriée
Rien ne va plus au sein de la Confédération patronale gabonaise (CPG). La structure, censée défendre les intérêts des entreprises et améliorer le climat des affaires au Gabon, enregistre le départ de quelques de ses membres. Il ne se passe plus un jour sans qu’une lettre de démission n’atterisse sur la table de l’actuel bureau exécutif, certainement due à la gestion de son président, Alain BA OUMAR qui ne correspond pas aux attentes des démissionnaires.
À en croire nos confrères de “Gabonreview”, de mars à décembre 2021, pas moins de 4 organisations membres ont claqué la porte du regroupement patronal qui, reste le plus important du pays. En mars 2021, c’est le Syndicat des Entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics (SEBTP) qui «ouvrit le bal». Le 7 juin, le Syndicat des Importateurs et Exportateurs du Gabon (SIMPEX), puis le 9 juin le tour est revenu à l’Union des représentants automobiles et industries (URAI).
La dernière entité ayant pris ses distances est l’Association Professionnelle des Etablissements de Crédit (APEC), le 21 décembre dernier. Si d’aucuns peuvent penser que l’institution dirigée par Alain BA OUMAR traverse une zone de turbulence, pour cette dernière, il n’en est rien. À travers son chargé de communication, la CPG répond que ces différentes défections répondent à des fortunes diverses, les unes pour défaut d’acquittement de leurs cotisations, lourdement impactées par la dette intérieure.
Les autres, notamment l’Urai et le Simpex, ne se reconnaissant pas dans le nouveau programme qui consiste à mettre un accent particulier sur des problèmes transversaux, avaient émis le souhait de quitter la CPG depuis la dernière élection.
«Le seul dossier d’actualité est celui de l’Apec, mais ils n’ont pas encore fait part des raisons pour lesquelles ils quittent la CPG», a déclaré le chargé de communication sur Gabonreview. Mais, hormis ces défections, il y a aussi le fait que la réputation d’Alain BA OUMAR a été ternie, par des soupçons de malversations financières qui pèsent sur sa personne. Ce qui lui a valu une condamnation à un an d’emprisonnement avec sursis et un million de Fcfa d’amende. Affaire à suivre !
