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Gabon /Rejet des modifications du Code civil par la gente féminine : “ces femmes sont libres”, dixit Honorine NZET BITEGHE

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Depuis l’adoption par le conseil des ministres du 23 mars 2021, des modifications du code civil qui reconsidère la position de la femme au sein du foyer de même que les attributions de l’époux au sein du couple, de nombreuses réactions se font entendre. Notamment de la part de la gente féminine qui dit n’avoir rien demandé. Pour la sénatrice du Woleu-Ntem, Honorine NZET BITEGHE, si cette position n’est rien d’autre qu’une «grossière hypocrisie», elle reconnaît toutefois la liberté de ces congénères à s’opposer à ces changements.

S’appuyant sur des réalités qu’elle défend depuis de nombreuses années maintenant la magistrate, dit ne pas partager l’indignation des femmes face à ces modifications qui leur confère un statut de réelles partenaires. En effet, recouvertes de ce qu’elle a nommé, dans une interview accordée à nos confrères de “L’Union” (N 13590), «un voile négatif de la culture», ces femmes, sont celles qui se tiennent en nombre dans des associations de défense des droits humains, dans des tribunaux pour des demandes de pensions alimentaires, «pour obliger les hommes à s’occuper de leurs propres enfants», a-t-elle rappelé.

«Ces femmes qui ont tiré à boulets rouges sur les réformes sont libres», reconnaît-elle. Mais pour la senatrice, si ces femmes refusent de comprendre qu’elles sont «des moteurs et non des martyrs», dans une société où 1 femme sur 2 a subit au moins une violence, elles devraient s’en accommoder pour préparer l’avenir de leurs fillettes. De sorte que ces dernières évoluent dans une société qui les prend mieux en compte. Car, «ce qui est fait aujourd’hui c’est pour nos enfants afin qu’ils ne subissent pas de violences et qu’ils vivent dans une société plus juste où hommes et femmes vivent la main dans la main».

Présidente de l’Observatoire national des droits de la femme et de la parité (Odefpa), Honorine NZET BITEGHE invite plutôt les couples à ne pas considérer ces changements comme un chamboulement de l’organisation de leurs ménages mais plutôt comme une amélioration. Car elles viennent révéler les bienfaits de la complémentarité au sein du foyer, qui éloignera le complexe entre les époux et pourrait instaurer «l’équilibre au positif».

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