Afrique
Décès de Guy-Brice Parfait KOLELAS: incrédule, la France ouvre une enquête criminelle suite au décès de l’opposant congolais
Selon la version officielle, Guy-Brice Parfait KOLELAS est décédé de la Covid-19 lors d’une évacuation sanitaire vers la France hier lundi 22 mars 2021. Mais le parquet de Bobigny en France a annoncé immédiatement après le décès, l’ouverture d’une enquête criminelle sur les causes de la mort du principal rival du président sortant Denis SASSOU NGUESSO à la présidentielle du dimanche 21 mars 2021.
Quelques heures seulement après la clôture du scrutin présidentiel de dimanche dernier, Guy-Brice Parfait KOLELAS est mort du Covid-19 lors de son évacuation sanitaire vers la France. Testé positif au Covid-19 vendredi dernier en après-midi, l’opposant congolais n’avait pas pu animer son dernier meeting de campagne, relèvent nos confrères de l’ “Agence Gabonaise de Presse” (AGP).
«Il est décédé dans l’avion médicalisé qui était venu le chercher à Brazzaville dimanche après-midi», a annoncé lundi à l’AFP, son Directeur de campagne Christian Cyr Rodrigue MAYANDA, précisant qu’«il était en tête dans un certain nombre de localités».
A quelques heures du scrutin, il avait publié une vidéo dans laquelle il affirmait «se battre contre la mort». «Levez-vous comme un seul homme. Faites-moi plaisir. Je me bats sur mon lit de mort. Vous aussi, battez-vous, pour votre changement. Il en va de l’avenir de vos enfants», avait-il déclaré avant de remettre son masque d’assistance respiratoire.
La mort de l’opposant congolais a provoqué une onde de choc au Congo et dans le monde. Si bien qu’une enquête est en cours à Paris sur les raisons de son décès, malgré la version des autorités congolaises.
Opposant historique, Guy-Brice Parfait KOLELAS affrontait pour la deuxième fois le président sortant, Denis Sassou-Nguesso, rappelle l’AGP. Arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, il s’était engagé à faire libérer les deux candidats de la présidentielle de 2016 condamnés en 2018 à vingt ans de prison pour «atteinte à la sûreté de l’Etat», le général Jean-Marie MOKOKO et André OKOMBI SALISSA.
