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Ali BONGO exhorte le gouvernement à développer des sources de financement pour limiter l’endettement

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Dans son discours introductif lors du séminaire gouvernemental du 18 janvier 2021, Ali BONGO ONDIMBA a enjoint Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA et son équipe à développer des sources de financement de l’économie autres que l’endettement. Au regard de la dette de l’État, qui a atteint un niveau record de 5835 milliards, soit 72% du Produit intérieur brut (PIB), au troisième trimestre 2020, pour le chef de l’Exécutif, la démarche a pour objectif de disposer à terme une marge de manœuvre qui pourrait permettre à l’État de financer sur fonds propres des projets quels qu’ils soient. 

En effet, la majorité des chantiers d’investissement entrepris par l’État gabonais ont été financés par des prêts souscrits auprès de partenaires financiers locaux et internationaux. Dans le cadre de la nouvelle stratégie du Chef de l’État à ramener le niveau d’endettement à 50% du PIB, Il a à nouveau instruit le gouvernement à mettre tout en œuvre de façon à  «limiter notre endettement et lui substituer d’autres sources de financement afin de retrouver des réelles marges de manœuvres».

Alors qu’il avait enregistré une tendance baissière entre 2016 et 2019, le niveau d’endettement du Gabon est reparti à la hausse notamment à cause des conséquences de la Covid-19 sur l’économie et son impact négatif quant à la faible mobilisation des ressources qu’elle a imposé. Poussant ainsi l’État à engager de nombreux emprunts auprès des partenaires régionaux et internationaux. 

Un accroissement de la dette, contre lequel l’analyste financier Mays MOUISSI n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme, pour rappeler à l’ordre les autorités, quand à la marge de manœuvre de l’État qui au fil des années n’avait de cesse de s’amoindrir.

«A titre personnel et de façon récurrente depuis février 2015, j’ai appelé l’attention de l’exécutif et du parlement sur la nécessité d’une plus grande maîtrise de l’endettement public pour préserver les capacités d’intervention de l’Etat et maintenir un niveau d’investissement public en adéquation avec les besoins du pays. Depuis cette date et en dépit de l’accompagnement du Fonds Monétaire International (FMI) via le Mécanisme Élargi de Crédit (MEDC), l’encours de la dette publique n’a cessé de s’accroître, exception faite de l’année 2017 où une baisse sensible de l’encours fut enregistrée», avait il indiqué à nos confrères de “Gabon media Time” (GMT).

Plus récemment encore, le Président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) a annoncé que «dans le cadre de la pandémie qui sévit dans tous nos États, nous avons accordé un prêt de 15 milliards de Fcfa à la République gabonaise, qui pourra être signé dans les jours à venir». Un de plus, dont l’usage devrait permettre de soutenir l’économie nationale. 

Quoiqu’il en soit, pour Ali BONGO entre 2021 et 2023, la courbe de l’endettement devrait parvenir à être inversée, au plus grand bonheur des caisses de l’État. Une tâche confiée à Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA et son équipe, qu’il appelle à être «ambitieux» et «efficaces» dans l’atteinte de leurs objectifs, destinés à servir le bien-être des gabonais. 

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