Société/Environnement
Angondjé: La cité Alhambra en lambeaux
Miroité aux futurs preneurs jadis comme un fleuron du programme de construction de logements sociaux de l’Etat, la cité Alhambra ressemble aujourd’hui à un camp de réfugiés tant les conditions de vie y sont extrêmes. Les sans-abri et autres squatteurs ont investi les bâtiments inachevés quand d’un autre côté des acquérants ont occupé les maisons, en piteux état à présent.
“La Cigale Enchantée” rappelle que les sociétés adjudicataires du projet de construction de la cité Alhambra ont depuis des années abandonné le projet. Aujourd’hui, quelques rares bicoques ont été parachevées quand d’autres ne sont même pas sorties de terre.
D’ailleurs, des constructions ont été prises d’assaut par des riverains et transformées en boxes à usage commercial ou cabanons pour abriter des familles démunies. D’autre part, la saison des pluies qui sévit actuellement aggrave la précarité des habitants de la cité, qui se retrouvent piégés dans un gigantesque étang artificiel formé après chaque précipitation.
Enfermés par temps de pluie dans leurs habitations qui ne le sont que de nom, les occupants ont expliqué à nos confrères être le plus souvent contraints «à rester dans nos maisons pendant plusieurs heures, en attendant le retour à la normale». Pis, du fait de la mauvaise qualité des matériaux de construction, les eaux de pluie s’infiltrent fréquemment par les toitures et causent parfois des inondations dans les maisons.
La sinistre cité est également dépourvue d’eau. Les habitants se ravitaillent en cette saison en récoltant les eaux de pluie. Mais les maisons du coin manquent également de toilettes ou parfois d’électricité, dont les câbles sont anarchiquement installés. Pour leurs besoins intimes, les riverains se rendent souvent dans un bâtiment situé au centre de la cité, qui aurait dû faire office d’école mais qui a malheureusement été laissé à l’abandon malgré l’achèvement effectif des travaux.
Bref, à la cité Alhambra, c’est la cata ! Depuis l’occupation en 2016, les problèmes sus-cités sont connus des autorités et aucun des ministres de tutelle qui se sont succédé n’a pu trouver de véritable solution pour y remédier, laissant les habitants vivoter dans cet environnement exécrable. Pourtant, nos confrères révèlent que plusieurs hautes personnalités du pays ont également acquis des maisons – effectivement achevées – dans la cité. Mais, n’y vivant pas eux-mêmes, la situation n’a guère changé depuis.
