Santé
Gabon /Covid-19: la prorogation des restrictions sanitaires, un mal nécessaire
Ce 3 septembre, le Gouvernement gabonais a annoncé la prorogation des mesures sanitaires afin de lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus. Une décision, motivée par la recrudescence d’une seconde vague de contamination qui touche davantage plusieurs pays de l’Union européenne (UE). A cet effet, la France, l’Allemagne, l’Irlande du Nord et Israël ont renforcé les restrictions sanitaires, dont le port obligatoire du masque dans les zones les plus affectées. S’il est vrai que la question d’un reconfinement total global, suscite la polémique, cependant, Une rigueur reste de mise quant à l’application stricte des mesures barrières.
En effet, malgré la prorogation du dispositif pour lutter contre la covid-19, les autorités gabonaises enregistrent tout de même des résultats encourageants, quant à la gestion de la crise. A ce jour, le pays compte uniquement 54 décès. Ainsi, la prorogation de l’État d’urgence sanitaire est faite pour prévenir une résurgence des cas et éviter un retour au confinement. Déjà très affectée, l’économie gabonaise risquerait de s’éffondrer totalement en cas de reconfinement total.
En Allemagne, force est de noter une recrudescence de l’épidémie depuis 2 semaines.Cela s’est notamment manifesté avec la statistique de 2000 nouveaux cas par jours . Afin d’y remédier, le gouvernement Merkel a décidé restreindre le nombre de participants aux fêtes dans l’espace privé et public.
La France quant à elle, se retrouve confrontée à une nouvelle recrudescence de la pandémie. A cet effet, à Marseille, le tribunal administratif a confirmé l’arrêté obligeant les patrons de bars et de restaurants à fermer pour 15 jours.
En Irlande du Nord, il a été ordonné aux bars et restaurants de fermer à 23H00 à partir de mercredi, dans la foulée de mesures similaires seront mis en œuvre dans le reste du Royaume-Uni.
Enfin, le parlement israélien vient d’approuver une loi permettant de restreindre les manifestations lors du reconfinement en cours.
En définitive, il convient de souligner que la question de poursuivre l’état d’urgence sanitaire ou non, a été tributaire de la situation de l’épidémie à l’international. En optant, pour une prorogation, les autorités gabonaises mettraient l’accent sur une population à l’abris, malgré des disparités économiques grandissantes. A cet effet, les instances financières régionales, classe le Gabon parmi les modèles à suivre dans la gestion de l’épidémie sur le plan continental. Alors oui, la prorogation des mesures sanitaires est un mal nécessaire.
