Afrique

Covid-19 : la mutualisation de la dette africaine, plus proche de l’utopie que de la réalité

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C’est la question que se posent bon nombre d’économistes actuellement. Si en Europe, l’Union européenne (UE) a effectué le choix de se constituer de façon collective pour règler sa dette,croissante pour cause du covid-19. Le continent noir quant à lui reste la proie d’égoïsmes nationaux et de nombreuses divisions. Aussi, au-delà d’un manque de volonté apparant, les états d’Afrique se retrouveraient dans l’incapacité de gérer cette crise à l’instar de leurs homologues européens.

En effet, à contrario des plans solitaires africains, l’Europe se montre cohérente et efficace. Tel que le mentionne “Financial afrik”, plûtot que de laisser l’Italie dans un désarroi total, la France et l’Allemagne s’alignent dans un effort collectif, pour que les plus fortes économies de l’UE viennent en aide aux plus faibles. La mutualisation de leur dette, offre ainsi à ces états la possibilité d’obtenir des liquidités à moindre coût auprès des institutions financières internationales.

Dans le contexte de l’Union africaine, l’après Covid-19, s’annoncerait chaotique. A6 la différence de l’UE, le continent ne possède pas de Banque centrale africaine. Aussi, les divergences monétaires, et l’ inefficacité du caucus des Banques centrales africaines rendraient utopique une mutualisation de la dette. Et pourtant, à de nombreux égards, plusieurs états africains en auraient besoin (Kenya, Niger…)

Par ailleurs, les solutions individuelles prônées par la majorité des 54 états de ce continent, rendraient difficile l’apurement de la dette extérieure. On assisterait donc à un véritable sauve-qui-peut…

En somme, les impacts négatives de la Coronavirus, risqueraient de prolonger le volume de la dette africaine. Comment investir quand on a déjà des difficultés à faire fonctionner son appareil économique de base? À ce propos, pour l’économiste sénégalais Makhtar DIOUF, on se dirigerait vers le deuxième acte d’ un “consensus de Washington”.

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