Politique
Le deuxième mandat d’Ali BONGO entaché par une certaine jeunesse décevante
Au sortir de sa victoire contestée à l’élection présidentielle de 2016, il avait promis de consacrer celui-ci à la jeunesse gabonaise. À mi-mandat, des voix s’élèvent pour condamner la jeune élite qui aurait trahi l’ambition d’Ali BONGO, tandis que d’autres jettent l’anathème sur le chef de l’Exécutif qui aurait fait une énième erreur de casting.
Un peu plus de 3 ans après sa reconduction à la tête du Gabon, Ali BONGO a promu de nombreux jeunes à des postes de responsabilité dans l’administration publique et parapublique et dans le gouvernement. La volonté déclarée de ce dernier était alors de mettre à contribution une force vive de la nation afin de la hisser vers l’émergence.
Aujourd’hui, une l’opinion nationale s’accorde à voir un échec total dans l’action de l’Etat, pilotée par les jeunes choisis par Ali BONGO. Pour une partie des observateurs, les jeunes « promus » ont trahi la confiance de ce dernier. Pour d’autres en revanche, le locataire du Bord de Mer est aujourd’hui victime de ses mauvais choix.
Dans tous les cas, l’heure est aujourd’hui à la déception, que ce soit du côté des populations, comme de l’Exécutif. Ce dernier qui a vite fait de procéder à une opération de nettoyage pour débarquer l’élite des jeunes dirigeants qui était illustrement incarnée par le tristement célèbre ex-Directeur de Cabinet d’Ali BONGO, Brice LACCRUCHE ALIHANGA, aujourd’hui sous les verrous.
À qui la faute ? C’est le débat qui est posé par l’inteligentsia nationale de même que par les populations, plus désabusées que jamais. Ce d’autant plus que le démantèlement de la toile des jeunes « émergents » vient presque de connaître son épilogue avec l’arrestation de Justin NDOUNDAGOYE, ex-Ministre et ex-député fugitif. Ali BONGO, ne s’est pas exprimé sur le sujet, alors qu’il a été un acteur majeur de l’ascension des intéressés, qui ont fait les frais de l’opération anti-corruption « Scorpion ».
